14 octobre 2008
Gaspésie salée (24 août 2008)
Après un bon petit déj à notre C&C (Café & Couette = Bed & Breakfast), nous sommes allés à la plage du Cap-Bon-Ami, au pied d'une falaise.
Ensuite nous avons traversé le parc Forillon, car nous sommes à l'extrême Est de la Gaspésie, pour nous balader 40 petites minutes sur le sentier des Graves en attendant notre bateau. Très beau paysage, pas de phoques à l'horizon. (quelque chose cloche sur la première photo.... agrandissez)
À midi trente, après nous être "imperméabilisés", nous avons embarqué dans un petit navire qui avait sou-souvent navigué, qui avait sou-souvent navigué ohé ohéééé.
Après être sortis du petit port historique des Graves (pêche à la morue), nous avons foncé vers l'Est. Nous sommes dans la baie de Gaspé. Soleil radieux, visage mouillé et salé, nous scrutons l'horizon...
Et nous scrutons encore l'horizon...
Quand soudain...
...après avoir scruté l'horizon...
...l'incroyable beauté de la Nature...
...s'exposa à nos yeux ébahis :
Un oiseau marin ? Mais non ! Regardez un peu plus loin bon sang !
En tout, nous avons vu de 4 à 5 baleines bleues différentes (chacune plusieurs fois), le plus gros mammifère marin ! Jusqu'à 34 mètres de long et 190 tonnes, lorsqu'elle naît elle pèse 3 tonnes et boit près de 800 litres de lait (de baleine...) par jour ! Et le lait de baleine, c'est pas du semi-écrémé paraît-il.
C'était un spectacle tout simplement incroyable !!!
Retour à 15h30 aux Graves. Direction Penouille et sa plage. Eau fraîche, mais bonne, sable (c'est rare en Gaspésie), soleil et crevettes. Si vous voulez vous rendre au bout de la plage, ne faites pas comme nous et prenez la petite navette.
En parlant de crevettes, voici quelques-unes, des crevettus zygomaticus (c'est leur nom scientifique) :
Nous avons pris la dernière navette pour rentrer, puis nous sommes allés manger au Brise-Bise à Gaspé. Nous n'avons aucune chambre réservée. Nous partons en direction de Percé... les hôtels et motels sur le chemin ne rentrent pas dans notre budget...
Finalement, le soleil étant couché, nous nous arrêtons au premier motel... qui a l'air fermé. Motel vide, porte fermée, lumières éteintes, il n'était même pas 9h. Une vieille dame sort en robe de chambre avec bigoudis et fait un signe de la main... «attendez». Elle réveille son mari... un vieux monsieur. Il vient en robe de chambre lui aussi, sans bigoudis, mais avec charentaises. Avec un vieil accent anglais, une vieille voix et un vieux visage endormi, il nous dit combien ça coûte. C'est cher... mais on veut s'arrêter, alors on prend (et puis après les avoir réveiller... quand même hein !). On ne peut pas payer par carte de débit ! Il faut une carte de crédit. Et là, horreur. Il sort un vieux truc (un sabot) qui prend l'emprunte de la carte et note tout.... hallucinant. Vraiment, on vous déconseille fortement ce motel. N'y allez que si vous avez crevé un pneu en face et qu'il est tard. Ou bien si vous voulez faire un saut dans le passé, aller simple pour 1960, parce que vous aurez une authentique TV et une véritable décoration de l'époque (peut-être même l'odeur)! C'était à Coin-du-Banc, le motel Vibert et c'était l'horreur !!!!
NB : Nous préférons cacher les fauteuils avec nos serviettes de peur de choquer vos âmes sensibles. Ne vous fiez pas au simili-bois sur les murs, ce n'est pas un chalet, mais une boîte de conserve.
Le lendemain matin, vraiment pas rassurés, nous avons voulu payer en liquide et récupérer notre papier... il n'était pas réveillé. Alors nous sommes revenu et.... il avait déjà envoyé toutes les infos à sa banque.
Finalement, il n'y avait que la vue qui valait le coût/coup :



























