15 octobre 2008
L'eau ça mouille (25 août)
Qu'avons-nous fait en cette journée du 25 août ? Et bien sur notre calepin, nous avons notés : «Départ du motel miteux».
Et c'est avec rage que nous sommes arrivés en 5 minutes à Percé ! Et avec rage (mais plaisir) que nous avons trouvé un motel avec une chambre pour 30 misérables dollars ! Et avec encore plus de rage (mais encore plus de plaisir) que nous avons découvert que les gérants de ce motel sont...... excessivement souriants. Ils ont des chambres pour différents prix, avec une boutique de souvenirs (réduction pour les clients de l'hôtel). Si vous allez à Percé, vraiment, arrêtez-vous chez eux. C'est une cure de bonne humeur et de sourires. Ce sont vraiment des gens sympathiques et dévoués........ on ne peut que leur faire de la pub. Ce fut saisissant de voir la différence entre un service pitoyable (Motel Vibert's) et un autre d'une qualité remarquable.
Ce bonheur et ces sourires à Percé, c'est au Motel le Macareux que vous les trouverez ! Si vous avez à faire une halte bon marché de plusieurs nuits, sans hésiter, allez chez eux.
Bref. Le premier truc que nous avons fait une fois arrivés à Percé, c'était de louer une chambre au Macareux et d'acheter des billets pour faire le tour de l'île Bonaventure et y débarquer pour y admirer la plus grande colonie de fous de bassan du monde.
L'attraction reine à Percé, c'est son rocher... percé !
La journée commençait donc très bien avec le sourire du Macareux, mais le temps ne fut pas avec nous. Pas du tout (presque notre seul jour de mauvais temps). D'abord c'était couvert....... puis ce fut la pluie, une bonne grosse pluie. Donc nous avons vu le rocher percé sous de gros nuages épais, nous avons fait le tour de l'île Bonaventure sous une pluie fine et, peu avant le débarquement, ce fut la pluie avec les grosses goûtes. Alors nous sommes rentrés à Percé, déçus, sans dire bonjour aux oiseaux.
Nous avons donc des photos du rocher et de l'île Bonaventure avec quelques phoques et quelques fous de Bassans (ceux sur la falaise sont les fous de bassan adolescents qui crousent - draguent).
NB : Sur l'avant-dernière photo, sans toucher à votre écran, masquer avec votre main le rocher de droite. Celui de gauche ressemble maintenant à un cheval qui boit, les jambes dans l'eau. :)
Comme nous n'avions pas prévu de ne pas nous arrêter sur l'île Bonaventure pour aller photographier quelques "gros piafs marins", j'ai pris en photo un prospectus sur leur colonie :
Une fois à quai, nous décidons de nous en aller vers la baie des chaleurs... sans objectif précis.
Sur le chemin, nous nous arrêtons à l'Anse-à-Beaufils, plus précisément au resto de l'Anse pour y déguster un chou chou au poulet que nous avait conseillé notre hôte du Cap-des-Rosiers. Sorte de poutine sans fromage et avec du poulet, des petits pois et de la salade de choux sur le dessus. Quels points communs avec la poutine ? Les frites et la sauce. Et puis c'est bon.
En Gaspésie, il n'y a quasiment que des villages côtiers, avec des ports. Illustration :
Petit arrêt à l'écomusée de Ste Thérèse-de-Gaspé avec son usine à poisson. Ce fut intéressant.
Comme nous dormons à Percé, nous rentrons au village. Petite pause photo à la vue de ce panorama ma-gni-fique.
Dire que fut un temps, le rocher percé avait deux arcades !
Programme de la fin d'après-midi : laver le linge, se balader dans Percé, trouver un restaurant. Nous avons tout fait à pied, Percé est petit, pas besoin de voiture... bien que ce fut tentant de parader avec ce bijou :
La nuit tombe et nous avons du mal à trouver un restaurant. En fait il y a trop d'offre, nous n'arrivons pas à nous décider.
Finalement nous optons pour la grande maison rouge à deux pas du quai.
Quelle erreur mes amis, mais quelle erreur ! De toute la Gaspésie, il a fallu que nous allions dans LE restaurant de maudits français pas acclimatés avec des québécois francisés !
Nous n'avons jamais vu un tel service au Québec. PAS DE SOURIRE, pas un ! Vraiment, si vous avez envie d'aller dans un restaurant pour avoir l'impression de gêner, l'endroit est tout désigné. C'est cher et la cuisine n'a pas grand chose de spécial (pour le prix bien sûr). Seules les frites valaient la peine : cuites au four, excellentes.
Vient le moment de payer la note. On va faire court. C'était cher, le service était, disons-le, nul, et nous voulions laisser un mauvais pourboire (8% légal, 15% si satisfait... on opte pour le 8%). Mais... le pourboire est inclut. Nous étions estomaqués, c'était vraiment comme en France. Conclusion : à Percé, préférez une cantine (petit restaurant, qui paye pas de mine, au bord de la route), vous mangerez bien pour pas cher et les gens seront aimables avec vous.
Nous rentrons sous la pluie... pour retrouver le sourire réconfortant des gérants du Macareux. :)

























